Paris, France (French)

Paris est une ville avec une architecture plaisante et une culture séduisante. Paris est à la fois une ville excitante, charmante, plaisante, érotique et intelligente. En bref, tous les traits applicables à un bon amant décriraient Paris si elle était humaine au lieu d’un point géographique. Bien sûr, Paris peut être capricieuse avec ses cieux changeants, ses rues humides, ses décalages de température imprévisibles, ses grèves spontanées, ses démonstrations et fêtes improvisées. Et oui, parfois les étrangers la trouve présomptueuse et fougueuse comme une chatte sauvage.

Les émeutes antiracistes de 2005 ont exposé les petits secrets des jupons de Paris. Elle est à la fois une ville gracieuse et attirante et une vedette désullusionnée incapable de cacher complétement des plaies ouvertes. Malgre, ses jupons défrichés, son maquillage en déconfiture, ses dents pourries, je l’ai prise pour ma maîtresse, j’adore Paris.

En automne 2005 quand Clichy-sous-Bois a éclaté (je n’en savais rien), j’étais à la réception a l’honneur de Cineaffble, le festival “Quand les Lesbiennes se font du Cinema”. Une membre de la collective féministe et lesbienne radicale m’avait aimablement invitée à leur fête. Au festival, j’avais rencontré plusieurs activistes féministes lesbiennes y compris quelques lesbiennes noires qui assistaient à une projection spéciale des courts métrages de LOC. Au cours de cette fin de semaine, mon expérience de Paris est devenue plus solide avec mes nouvelles amies lesbiennes, la stimulation intellectuelle, et une fête vraiment chouette au sein des “womenfolk”.

Je n’ai pris connaissance de la mort accidentelle de Zyed Benna et Bouna Traoré a Clichy-sous-Bois que le lendemain matin en lisant un quotidien. En 2006, j’ai visité Paris en plusieurs fois, et j’ai remarqué une radicalisation et un militantisme visible parmi les noirs. ll me semblait observer une accélèration de la prise de conscience et de la visibilité des noirs. Les noirs bougent, cést une periode passionante ou effrayante, dépendant de votre perspective. Ce nést donc pas surprenant que cette énergie nourrie toutes sortes d’expressions artistiques.

Paris a une longue histoire d’embrasser les écrivains et les artistes expatriés d’origine Afro-Americaine. En effet, l’histoire légendaire de l’art Afro-Americain à Paris est pour moi une vraie source d’inspiration. Intentionnellement ou pas, je semble toujours établir un rapport personnel avec cette légende. Par exemple, un de mes disques compacts le plus précieux est un enregistrement de James Baldwin “La question d’un amant” (Lover’s Question) récitant sa poèsie accompagné de 17 musiciens extraordinaires comme Steve Coleman, Pierre Van Dormael, Slide Hampton, et autres.

James Baldwin CoverIl y a des années, j’ai acheté ce disque au Virgin Megastore sur la rue des Champs-Elysées; j’ai pleuré de joie et de tristesse en écoutant le disque dans ma chambre d’hôtel. James Baldwin est l’incarnation de l’affection et de l’échange culturel entre les expats Afro Americains et les parisiens d’antan. Ma découverte de l’enregistrement de Baldwin à Paris est l’un de mes souvenirs les plus émotifs. Un lien de plus entre Paris et l’art afro-americain que jádmire.

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This entry was posted on Wednesday, February 14th, 2007 at 1:21 pm and is filed under En Français, Travelogues. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

One Response to “Paris, France (French)”

  1. tucker Says :

    Merci, mon amie. Surtout pour la recommendation du disk de Baldwin et pout des secrets du couer….